Texte Libre

 

Expert comptable et Commissaire aux comptes, je dirige un cabinet situé à ROUEN-BONSECOURS (SAGEXNORMANDIE)

Je suis également élu local et membre de l'Association des Experts comptable titulaires de Mandat Public.

Je collabore régulièrement, en tant qu'auteur, à LA REVUE FRANCAISE DE COMPTABILITE.


Ce blog est un recueil d'articles et d'informations.

 

 

Marc-Olivier CAFFIER

JURIDIQUE

Samedi 24 novembre 2007
La situation des étrangers exerçant, ou souhaitant exercer, une activité professionnelle en France fait l'objet de quelques aménagements.
Dans le cadre de la procédure d'autorisation de travail formulée par le titulaire d'une carte « salarié en mission », la situation de l'emploi ne lui est plus opposable.
En outre, la délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à l'existence d'un contrat de travail d'au moins 3 mois, et non plus d'au moins 6 mois.
Le renouvellement de la carte de séjour temporaire en cas de rupture du contrat de travail imputable à l'employeur est désormais réservé aux seuls titulaires d'une carte « salarié » et non plus aux titulaires de la carte « travailleur temporaire ».
Enfin, pour ne plus soumettre la délivrance de l'autorisation de travail à la nécessité d'un contrôle médical préalable, le dispositif est assoupli puisque le contrôle médical peut désormais avoir lieu dans le délai de 3 mois suivant la délivrance de l'autorisation de travail.
Ces dispositions s'appliquent à compter du 22 novembre 2007.
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Dimanche 25 novembre 2007
Une circulaire du 31 octobre 2007 vient préciser les modalités du contrôle de déontologie prévues pour :
- l'exercice d'activités privées par des fonctionnaires ou agents non titulaires ayant cessé temporairement ou définitivement leurs fonctions ;
- la création, la reprise ou la poursuite d'activités au sein d'une entreprise.
Pour chacune de ces 2 situations, la circulaire précise :
- le champ d'application, la nature, la portée et les conséquences du contrôle,
- ainsi que la procédure à suivre.
Source : Circ. Min. du budget, 31 oct. 2007
 
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Vendredi 11 avril 2008


Le tribunal de grande instance de Paris reconnaît pour la première fois l'existence d'un contrat de travail pour les personnes recourant à une société de portage salarial et donc le droit pour celles-ci de prétendre aux allocations chômage.
Dans cette affaire, le tribunal reconnaît l'existence de liens de subordination juridique et économique des salariés vis-à-vis de la société de portage du fait que :
- les contrats de travail faisaient notamment référence aux dispositions du droit du travail et à la convention collective Syntec,
- les embauches avaient fait l'objet d'une déclaration à l'Urssaf,
- l'exercice de l'activité se faisait sous le contrôle de la société de portage,
- les salariés devaient respecter le réglement intérieur de cette société,
- la rémunération des salariés respectait la convention collective et reposait sur les jours de mission effectuées.
Le tribunal précise en outre que le fait de laisser une grande marge d'initiative à ses salariés ne remet pas en cause la dépendance juridique et économique des salariés envers son employeur.
Attention ! Il s'agit d'une décision de 1ère instance, l'Assedic de Paris pouvant encore faire appel. Cette décision ne peut donc être considérée à ce jour comme définitive.
La notion de portage salarial devrait être précisée prochainement dans le cadre du projet de loi sur la modernisation du marché du travail qui sera prochainement discuté devant le parlement.
Source : arrêt du TGI de Paris, 1ère chambre, section sociale, du 18 mars 2008, RG n°06/08817


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Vendredi 25 avril 2008

La société civile de moyens (SCM) est une structure juridique réservée aux professions libérales, dont l’objet est de fournir à ses membres des moyens matériels (locaux, personnel, matériel), mis en commun afin de faciliter l’exercice de leur profession et d’en réduire le coût.

Cette structure ne permet pas l’exercice d’une activité, qu’elle soit réglementée ou non, et est sans incidence sur la situation juridique de ses membres, qu’ils soient personnes physiques ou morales et qui restent indépendants.

D’un point de vue fiscal, il n’y a aucune imposition au niveau de la société (qui donc n’est pas soumise à l’impôt sur les sociétés), le résultat fiscal étant déterminé selon les règles des bénéfices non commerciaux (BNC) et des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), répartis entre les associés qui sont personnellement imposés pour la part de bénéfices issus de leur activité professionnelle.

Ils peuvent cependant déduire du bénéfice réalisé dans le cadre de leur activité professionnelle les sommes versées à la SCM, au titre des dépenses engagées pour l’exercice de leur profession.

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Lundi 28 avril 2008

Les tarifs des redevances de procédure de dépôt de brevets ou de certificats d'utilité sont modifiés à compter du 1er mai 2008.

Le montant de la réduction de redevance de dépôt de brevet accordée aux personnes physiques, aux PME et aux organismes à but non lucratif du secteur de l'enseignement ou de la recherche sera porté à 50 % (au lieu de 25%), à l'exception des sixième et septième annuités pour lesquelles le montant de cette réduction reste fixé à 25 %. Cet avantage est de droit pour les personnes physiques. En revanche, les entreprises et les organismes qui souhaitent en bénéficier devront :

- effectuer une demande écrite auprès du directeur général de l'INPI dans un délai d'un mois à compter du dépôt de la demande de brevet,

- et produire une déclaration attestant qu'ils appartiennent soit à la catégorie des organismes à but non lucratif du secteur de l'enseignement ou de la recherche, soit à celle des entreprises de moins de 1 000 salariés et dont 25 % du capital au plus est détenu par une autre structure ne répondant pas à cette condition.

Source : décret n° 2008-402 et arrêté du 24 avril 2008, Journal officiel du 26 avril 2008, p. 7 019

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