CAFFIER - SAGEXNORMANDIE







Expert comptable et Commissaire aux comptes, je dirige un cabinet situé à ROUEN-BONSECOURS (SAGEXNORMANDIE)

Je suis également élu local et membre de l'Association des Experts comptable titulaires de Mandat Public.


Je collabore régulièrement, en tant qu'auteur, à LA REVUE FRANCAISE DE COMPTABILITE.


Ce blog est un recueil d'articles et d'informations.

 

 

Marc-Olivier CAFFIER

PATRIMOINE

Vendredi 10 novembre 2006 5 10 /11 /2006 09:38
Le loueur en meublé professionnel a pour activité la location, à titre habituel, de locaux meublés à usage d’habitation. Il s’agit d’une activité commerciale.
I. LOUEUR EN MEUBLÉ PROFESSIONNEL (LMP)
Pour être loueur en meublé professionnel, deux conditions cumulatives doivent être remplies :
- être inscrit au registre du commerce et des sociétés (RCS) en qualité de loueur en meublé ;
- réaliser des recettes annuelles (total des loyers courus taxes comprises) supérieures à 23 000 euros ou procurant au moins 50 % du revenu global du foyer fiscal.
Par conséquent, si l'une des deux conditions n'est pas remplie, le loueur en meublé est considéré comme non professionnel.
Remarques:
  • certains greffes de tribunaux de commerce refusent l'inscription des loueurs en meublé au RCS. Dans ce cas, l'administration fiscale reconnaît la qualité de LMP à toute personne qui apporte la preuve du refus d'immatriculation ;
  • le LMNP doit s'immatriculer auprès du CFE du centre des impôts dont il relève dans les quinze jours du commencement de son activité.
II. RÉGIME FISCAL DU LMP
1. Imposition des revenus locatifs
a) Principe
La location en meublé à titre habituel est une activité commerciale. Les profits engendrés par l'exercice de cette activité relèvent de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Ils sont donc soumis à l'impôt sur le revenu ou à l'impôt sur les sociétés en fonction de la structure juridique choisie par l'entrepreneur
b) Exonérations
Sont exonérées d'impôt sur les produits retirés de la location, les personnes qui louent ou sous-louent une partie de leur habitation principale dans les cas suivants :
- les pièces louées constituent pour le locataire sa résidence principale et que le loyer est fixé dans des limites raisonnables. Cette condition est remplie si le loyer annuel par mètre carré de surface habitable (charges non comprises) n'excède pas, pour 2006 115 euros.
- le loyer ne dépasse pas 760 euros taxes comprises par an pour des locaux mis à la disposition du public pour une occupation à la journée, à la semaine ou au mois (par exemple : les chambres d'hôtes) ;
c) Régimes d'imposition
Le loueur en meublé a la possibilité de choisir entre les trois régimes d'imposition des bénéfices existant dans les conditions de droit commun. Aussi, le loueur peut bénéficier du régime de la micro-entreprise dans la mesure où son chiffre d'affaires ne dépasse pas 76 300 euros hors taxes
2. TVA
En principe, la location occasionnelle, permanente ou saisonnière de logements en meublé est exonérée de TVA sans possibilité d'option.
Cependant, l'article 261 D-4° du Code général des impôts prévoit six catégories d'opérations imposables. Parmi elles, figure notamment la location par un loueur d'un local offrant en plus de l'hébergement (et dans le même immeuble) au moins trois des quatre prestations suivantes :
- le petit déjeuner ;
- le nettoyage quotidien des locaux ;
- la fourniture du linge ;
- la réception de la clientèle.
L’option pour la TVA si elle vous oblige a collecter de la TVA sur les loyers, vous permettrait de récupérer la TVA sur les charges et les travaux. Tout le calcul consiste donc à déterminer si la TVA à récupérer est supérieure à celle collecté.
Le taux de la TVA est de 5,5 % sur le prix de location du logement. Tous les services annexes éventuels -petits déjeuners, blanchissage, téléphone- doivent être facturés en sus au taux de TVA qui leur est propre.
3. Impôts locaux
a) Taxe professionnelle
Les loueurs en meublé sont passibles de la taxe professionnelle dans les conditions de droit commun.
- des locaux faisant partie de leur habitation personnelle et classés "meublés de tourisme" ;
- ou sous-louent en meublé tout ou partie de leur habitation personnelle.
Remarque:
l'habitation personnelle s'entend du logement dont le propriétaire se réserve la disposition, à titre de résidence principale ou secondaire, en dehors des périodes de location.
b) Taxe d'habitation
Les propriétaires ne sont pas redevables de la taxe d'habitation sous deux conditions :
- les locaux loués ne constituent pas leur habitation personnelle ;
- les lieux sont spécialement aménagés pour la location et, par conséquent, soumis à la taxe professionnelle.
4. La contribution sur les revenus locatifs
Elle est due si le loueur en meublé est exonéré de TVA ou bénéficie de la franchise en base et à la condition que le local loué soit situé dans un immeuble achevé depuis plus de quinze ans.
5. Le régime des plus-values de cession
Le LMP est soumis au régime des plus-values professionnelles. Celles-ci sont exonérées d'impôt si l'activité est exercée depuis au moins cinq ans et si les recettes de location sont inférieures à 250 000 euros.
6. Traitement du déficit
Le déficit d'exploitation éventuel est imputable sur le revenu global. Ce déficit est créé, notamment, par :
- les frais d'acquisition des biens loués (honoraires, droit d'enregistrement, commissions etc.) ;
- les intérêts d'emprunts liés à ces acquisitions ;
- l'amortissement des locaux, du mobilier et des améliorations : il ne peut pas dépasser le montant total des loyers diminué des charges relatives au bien loué (l’entretien, les réparations, les frais d’assurance etc) ;
- les charges de gestion (conseil juridique, expert-comptable, etc) et d'assurance ;
- l'impôt foncier, la taxe professionnelle ;
- les dépenses d'entretien et de réparation ;
Toutefois, pour pouvoir imputer le déficit sur le revenu global, le LMP doit nécessairement opter pour l'un des deux régimes réels d'imposition (le régime simplifié, ou le régime du réel normal). En effet, celui de la micro-entreprise exclut la possibilité de constater un déficit. Il faut donc faire un bilan spécifique (BIC).
7. Impôt de solidarité sur la fortune (ISF)
Pour que les locaux d'habitation loués meublés (ou destinés à l'être) n'entrent
pas dans l'assiette de l'ISF au titre des biens professionnels, le LMP doit remplir les conditions suivantes :
- être inscrit au RCS en qualité de loueur professionnel ;
- réaliser plus de 23 000 euros de recettes annuelles ;
-          retirer de cette activité plus de 50 % des revenus professionnels du foyer fiscal. En l'occurrence, pour l'appréciation du seuil de 50 %, les revenus fonciers, mobiliers et ceux taxables à un taux proportionnel (IRPP) ne sont pas pris en compte.
 
 
Par Marc Olivier CAFFIER - Publié dans : PATRIMOINE
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Mardi 14 novembre 2006 2 14 /11 /2006 17:22
 
Les contribuables domiciliés en France qui investissent dans les DOM-TOM entre le 22 juillet 2003 (date de promulgation de la loi n°2003-660 du 21 juillet 2003 de programme pour l'outre-mer) et le 31 décembre 2017 peuvent bénéficier d'une réduction d'impôt au titre des investissements réalisés directement ou par voie de souscription dans le secteur du logement.
 
Même si, contrairement aux autres principaux dispositifs de défiscalisation immobilière, la loi Girardin fonctionne sur le principe d'une réduction d'impôt proportionnelle au montant de l’investissement et non à la tranche marginale d’imposition de l’investisseur, elle est recommandée aux contribuables situés dans les tranches supérieures; en effet, seuls ces investisseurs justifient d'un montant annuel d'impôt à même d'être en tout ou partie neutralisé par la réduction annuelle d'impôt à hauteur de 8 à 10% du montant de l'investissement.
 
La réduction d'impôt dont bénéficient les contribuables est calculée sur le prix de revient de l'acquisition ou de la construction du logement. En cas d'acquisition, il convient de retenir le prix effectivement versé (terrain et construction) majoré des frais d'acquisition tels que notamment les honoraires de notaire, les droits d'enregistrement ou la taxe sur la valeur ajoutée.
 
Au-delà de la période de location, possibilité de mettre le bien en location saisonnière et d'en jouir le reste du temps.
 
Sont éligibles les contribuables domiciliés en France qui investissent dans les départements d'outre-mer, à Saint Pierre-et-Miquelon, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, dans les îles Wallis et Futuna et les Terres australes et antarctiques françaises, entre la date de promulgation de la loi nº 2003-660 du 21 juillet 2003 de programme pour l'outre-mer et le 31 décembre 2017.
 
La loi est également applicable aux souscriptions de parts ou actions de sociétés dont l'objet réel est exclusivement de construire des logements neufs situés dans les DOM TOM et qu'elles donnent en location nue pendant cinq ans au moins à compter de leur achèvement à des personnes, autres que les associés de la société, leur conjoint ou les membres de leur foyer fiscal, qui en font leur habitation principale. Ces sociétés doivent s'engager à achever les fondations des immeubles dans les deux ans qui suivent la clôture de chaque souscription annuelle. Les souscripteurs doivent s'engager à conserver les parts ou actions pendant cinq ans au moins à compter de la date d'achèvement des immeubles
 
Si l'investissement est destiné à la location, l'investisseur doit communiquer à l'administration fiscale, en plus des coordonnées du locataire, son engagement de location du bien nu, à usage de résidence principale du locataire, & dans les 6mois de l'achèvement du logement ou de son acquisition pour la durée suivante:
 
  • 5 ans s'il opte pour le secteur libre;
  • 6 ans s'il opte pour le secteur locatif intermédiaire; dans ce dernier cas, il doit également fournir une copie de l'avis d'imposition du locataire afin de justifier du plafond de ressources.
 
Le locataire ne peut être le conjoint ou un membre de son foyer fiscal de l'investisseur.
 
En secteur locatif intermédiaire, il convient de respecter un double plafond de loyers et de ressources du locataire:
 

PLAFONDS DE LOYER APPLICABLES EN 2005
 
Pour les baux conclus avec un nouveau locataire ou faisant l’objet en 2005 d’un renouvellement exprès, le loyer annuel par mètre carré de surface habitable, charges non comprises, ne doit pas excéder :
 
  • 131 € dans les départements d’outre-mer et Mayotte ;
  • 173 € à Saint -Pierre-et-Miquelon, en Nouvelle Calédonie, en Polynésie française, dans les îles Wallis et Futuna et les terres australes et antarctiques françaises.
 
 
PLAFONDS DE RESSOURCES APPLICABLES EN 2005
 
Les ressources du locataire s’entendent des revenus nets de frais professionnels qui figurent sur son avis d’imposition établi au titre des revenus de l’année précédant celle de la conclusion du bail ou à défaut de l’année antérieure.
 
Pour les baux conclus en 2005, les ressources figurant sur l’avis d’impôt sur le revenu établi au titre de l’année 2004 ne doivent pas excéder les plafonds suivants :
 
Composition du foyer du locataire Plafonds annuels de ressources
DOM et Mayotte Polynésie française : Nouvelle Calédonie ; îles Wallis et Futuna ; terres australes et Antarctiques françaises et Saint- Pierre-et-Miquelon
 
  • Personne seule 25 417 € / 25 212 €
  • Couple marié 47 010 € / 46 631 €
  • Personne seule ou couple marié ayant une personne à charge 49 729 € / 49 328 €
  • Personne seule ou couple marié ayant deux personnes à charge
    52 449 € / 52 026 €
  • Personne seule ou couple marié ayant trois personnes à charge
    56 083 € / 55 630 €
  • Personne seule ou couple marié ayant quatres personnes à charge
    59 716 € 59 235 €
  • Majoration par personne à charge à partir de la cinquième + 3 813 € / + 3 782 €
 
Ces plafonds sont révisés chaque année (conformément aux dispositions des articles 46 quater-0 ZZ ter et 46 AG duodecies de l’annexe III au CGI).
 
En outre l'obligation, quelque soit le secteur et l'usage (locatif ou résidence principale de l'investisseur), de respecter le plafond de réduction d'impôt en fonction de la surface habitable, fixé pour 2005 à 1 800 € HT / m².
 
La réduction d'impôt n'est pas applicable au titre des immeubles et des parts ou actions dont le droit de propriété est démembré, sauf résultant du décès de l'un des époux soumis à imposition commune.
 
En cas de non-respect des engagements, ou de cession ou de démembrement du droit de propriété, de l'immeuble ou des parts et titres, la réduction d'impôt pratiquée fait l'objet d'une reprise au titre de l'année où interviennent les événements précités.
 
Le décès du contribuable ou de l'un des époux soumis à imposition commune au cours d'une des années suivant celle où le droit à réduction d'impôt est né n'a pas pour conséquence la reprise des réductions d'impôt pratiquées.
 
 
 
 
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Samedi 24 novembre 2007 6 24 /11 /2007 13:18
Depuis le 7 mars 2007, les propriétaires d'un logement privé conventionné peuvent, à l'occasion du renouvellement du bail du locataire occupant, bénéficier du régime de déduction spécifique "Borloo-ancien" (L. n° 2007-290 du 5 mars 2007, art. 42). Ils ne sont donc plus tenus de changer de locataire pour bénéficier du dispositif.
L'Administration apporte une précision sur les conditions dans lesquelles le renouvellement d'un bail permet de bénéficier du régime de faveur et, le cas échéant, de maintenir le régime de faveur dont peut déjà bénéficier le logement concerné :
- si le bailleur donne en location le logement sans y être tenu par un engagement antérieur constituant la contrepartie d'un avantage fiscal, il peut, à l'occasion du renouvellement du bail avec le locataire déjà occupant, conclure une convention avec l'ANAH, afin de bénéficier du dispositif "Borloo ancien" ;
- si le bailleur bénéficie déjà d'un avantage fiscal au titre du logement, en contrepartie d'un engagement de location, il est tenu de respecter cet engagement jusqu'à son terme, éventuellement prorogé, avant de bénéficier du nouveau dispositif ; à défaut, les avantages fiscaux précédemment obtenus sont remis en cause.
Source : Rép. Lignières-Cassou, JO AN 20 nov. 2007, p. 7289
 
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Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /2009 19:34

Certains travaux réalisés par les entreprises dans les logements à usage d'habitation achevés depuis plus de 2 ans peuvent bénéficier d'un taux de TVA réduit à 5,5 %. Pour en bénéficier, le client doit fournir au prestataire une attestation sur l'honneur indiquant que les travaux portent bien sur des locaux achevés depuis plus de 2 ans. Une instruction fiscale précise que le professionnel qui effectue les travaux doit conserver l'attestation fournie par son client à l'appui de sa comptabilité. Si cette attestation n'a pas été fournie par le client ou qu'elle est incomplète à la date de la facturation, le taux normal de TVA de 19,6 % s'applique à l'ensemble des travaux réalisés.

Source : instruction fiscale n° 10 du 3 février 2009, BOI 3C-2-09

www.caffier.com

 

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