Texte Libre

 

Expert comptable et Commissaire aux comptes, je dirige deux cabinets situés à ROUEN-BONSECOURS (SAGEXNORMANDIE) & à CALAIS (CAFFIER AUDIT & CONSEILS).

Je suis également Maire-Adjoint aux Finances de BONSECOURS et membre de l'Association des Experts comptable titulaires de Mandat Public.

Je collabore régulièrement, en tant qu'auteur, à LA REVUE FRANCAISE DE COMPTABILITE.


Ce blog est un recueil d'articles et d'informations.

 

 

Marc-Olivier CAFFIER

Mardi 26 août 2008

Le contrat d'appui au projet d'entreprise (Cape) permet à une personne de tester une activité économique au sein d'une structure d'accueil (ex. : couveuse d'entreprises), tout en bénéficiant d'un programme de préparation à la création/reprise d'entreprise et à la gestion. Pendant la durée de ce contrat, le porteur de projet relève du régime général de la sécurité sociale. Une circulaire de l'ACOSS précise ce dispositif. Elle revient notamment sur les modalités de calcul de la cotisation accidents du travail applicables depuis le 1er février 2008 en l'absence de rémunération versée au porteur de projet par la structure d'appui.

http://www.urssaf.fr/images/ref_lc2008-066.pdf

www.caffier.com

Source : circulaire n° 2008-066 du 28 juillet 2008

par Marc Olivier CAFFIER publié dans : SOCIAL
commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 15 août 2008

Depuis le 14 juin 2008, une nouvelle sanction vient renforcer le dispositif de

lutte contre le travail illégal.

Désormais, en cas de travail dissimulé, les rémunérations des salariés non

déclarés sont, à défaut de preuve contraire, évaluées forfaitairement pour le

calcul des cotisations et contributions de Sécurité sociale.

Pour toute personne non déclarée, l’employeur devra s’acquitter de cotisations

sociales calculées sur une base forfaitaire de près de 8 000 euros*.

De plus, l’Urssaf, ou la Mutualité sociale agricole le cas échéant, a la possibilité

de recouvrer les cotisations calculées sur la base des informations contenues

dans les procès verbaux de travail dissimulé directement transmis par

l'ensemble des corps de contrôle habilités à la lutte contre le travail dissimulé.

Cette disposition de la Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008

s’inscrit dans la logique du plan de lutte contre le travail illégal qui prévoit 3

axes :

- le renforcement des sanctions du travail dissimulé.

- le développement des échanges d’informations entre les organismes sociaux

et fiscaux, condition impérative de l’efficacité des contrôles.

-

le renforcement du contrôle des organismes de Sécurité sociale désormais

habilités à recueillir des informations vis-à-vis de tiers (banques, fournisseurs

d’énergie, de téléphonie…) afin de vérifier la sincérité des déclarations des

cotisants et des assurés.

* Montant correspondant à

6 fois le SMIC mensuel


www.caffier.com
par Marc Olivier CAFFIER publié dans : SOCIAL
commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 14 août 2008

Par lettre du 29 avril 2008, la direction de la Sécurité Sociale demande aux organismes de recouvrement de considérer que les entreprises candidates à un marché public, en cours de période d'observation à la suite de l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire, ne peuvent être considérées en situation régulière au regard de la condition d'accès, posée par le code des marchés publics. En conséquence, les organismes de recouvrement ne peuvent plus délivrer l'attestation permettant d'accéder aux marchés publics aux entreprises en période d'observation dans le cadre d'une procédure de redressement judiciaire.

I) Le principe : la régularité de la situation sociale et fiscale est une condition d'accès aux marchés publics :

Aux termes du nouveau code des marchés publics et de l'article 8 de l'ordonnance 2005 -649 du 06 juin 2005 :

■ Ne sont pas admises à concourir aux marchés publics les personnes qui, au 31 décembre de l'année précédant celle au cours de laquelle a eu lieu le lancement de la consultation, n'ont pas souscrit les déclarations leur incombant en matière fiscale ou sociale ou n'ont pas acquitté les impôts et cotisations exigibles à cette date.

■ Toutefois, sont considérées comme en situation régulière les personnes qui, au 31 décembre de l'année précédant celle au cours de laquelle a eu lieu le lancement de la consultation, n'avaient pas acquitté les divers produits devenus exigibles à cette date, ni constitué de garanties, mais, qui, avant la date de lancement de la consultation, ont, en l'absence de toute mesure d'exécution du comptable ou de l'organisme chargé du recouvrement, soit acquitté lesdits produits, soit constitué des garanties jugées suffisantes par le comptable ou l'organisme chargé du recouvrement.

La liste des impôts et cotisations sociales en cause est énumérée dans l'arrêté du 31 janvier 2003 pris en application du dernier alinéa de l'article 46 du code des marchés publics.

La régularité de la situation fiscale et sociale est donc une condition d'accès aux marchés publics.

Il ) Cas des entreprises placées en procédure de redressement judiciaire

Suite à la mise en place des dispositions de la nouvelle loi de sauvegarde des entreprises du 26/07/05, le Ministère a été interrogé sur la situation des entreprises candidates à un marché public bénéficiant d'un redressement judiciaire.

Lorsqu'une procédure de redressement judiciaire est ouverte à rencontre d'une entreprise soumissionnaire à un marché public deux phases doivent être distinguées.

a)   Entreprise en cours de période d'observation

Au cours de cette période, l'entreprise débitrice est encore en état de cessation des paiements, le soumissionnaire ayant à l'égard de l'organisme de recouvrement une dette de cotisations née antérieurement au jugement prononçant le redressement judiciaire.

Certes, comme sous l'empire de la loi du 25 janvier 1985 modifiée, la loi du 26 juillet 2005 de sauvegarde des entreprises interdit le paiement des créances nées antérieurement au jugement d'ouverture d'un redressement judiciaire.

L'entreprise ne peut non plus, durant la période d'observation, faire l'objet  de poursuites individuelles.

Néanmoins, la dette de cotisations étant certaine, liquide et exigible au moment de la procédure de redressement judiciaire celle-ci ne la fait pas disparaître, et il n'est pas possible de considérer l'entreprise comme étant à jour de ses obligations sociales.

Cette position était celle développée par la branche dans le cadre d'une procédure de redressement judiciaire sous le régime de la loi du 25/01/85.

Cependant, par lettre du 25 mars 1998 diffusée par lettre circulaire ACOSS n01998-054 du 04 mai 1998, le Ministère avait fait connaître sa volonté d'harmoniser les positions fiscales et sociales dans ce domaine.

Les organismes de recouvrement avaient donc été invités, par tolérance, à considérer qu'au regard des procédures de soumission aux marchés publics, une entreprise est à jour de ses cotisations lorsqu'elle est en période d'observation à la suite de l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire et en conséquence à délivrer le certificat permettant aux entreprises en redressement judiciaire d'accéder aux marchés publics.

La délivrance de ce certificat était fondée sur la volonté d'aligner les pratiques des organismes de recouvrement sur celle de l'administration fiscale et de mettre ainsi un terme à une divergence d'interprétation d'un même texte.

Par lettre du 29 avril 2008, la Direction de la Sécurité Sociale revient sur sa position et considère, après concertation avec l'administration fiscale, qu'au cours de cette période l'entreprise est en état de cessation des paiements et ne peut à ce titre obtenir d'attestation de régularité fiscale et sociale.

En conséquence les organismes de recouvrement ne pourront plus dorénavant délivrer l'attestation de régularité fiscale et sociale aux entreprises en redressement judiciaire pendant la période d'observation.

b) Entreprise bénéficiant d'un plan de redressement

En revanche, il n'y a pas d'obstacle à la délivrance de l'attestation de régularité lorsque la date à laquelle est appréciée la situation de l'entreprise se situe au cours de la seconde phase de la procédure de redressement judiciaire, c'est à dire à compter de l'adoption du plan de continuation de l'entreprise par le tribunal.

Ainsi l'attestation pourra être délivrée :

     si le   plan est respecté au 31 décembre de l'année précédant l'envoi de l'avis d'appel public à la concurrence

     ou à la date d'envoi de l'avis d'appel public à la concurrence.

par Marc Olivier CAFFIER publié dans : JURIDIQUE
commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 31 juillet 2008

La loi n° 2008-111 du 8 février 2008 permet aux salariés de renoncer à leurs jours de RTT et de les convertir en rémunération. Cette pratique pourrait avoir un impact dans les comptes des entreprises, sur la valorisation des stocks de RTT. Aucune provision au titre de la majoration salariale n'est possible pour les RTT acquis avant la promulgation de la loi. Concernant les RTT acquis après la promulgation de la loi, l'accord de l'employeur entraine une majoration salariale dès que le salarié renonce à prendre ses RTT. A la clôture de l'exercice 2008, la rémunération des jours de RTT déjà monétisés devrait être comptabilisée en charges de personnel au fur à mesure de leur monétisation. En revanche, en l'absence de l'accord de l'employeur, aucune provision de la majoration salariale n'est possible.

( Source : Feuillet rapide comptable n° 2, 07/2008, p. 27-29)

Loi n° 2008-111 du 8 février 2008 pour le pouvoir d'achat :

http://www.legifrance.gouv.fr/
par Marc Olivier CAFFIER publié dans : FISCALITE
commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 30 juillet 2008

Rappel : les artisans et commerçants créant une entreprise individuelle soumise au régime fiscal de la micro-entreprise, peuvent opter depuis le 1er janvier 2008 pour un calcul simplifié et trimestriel des cotisations sociales leur permettant :

- de payer leurs charges sociales au rythme de leurs encaissements,

- d'éviter des régularisations de cotisations sociales l'année suivante.

Le formulaire pour déclarer le chiffre d'affaires réalisé au cours du trimestre précédant est désormais disponible.

Il peut être téléchargé pour impression à partir du site internet du régime social des indépendants (RSI) www.le-rsi.fr, ou peut être rempli en ligne à partir du site internet www.net-entreprises.fr.

Attention ! Ce dispositif sera remplacé à compter du 1er janvier 2009 par un nouveau régime micro-social instauré par la loi de modernisation de l'économie.

Source : Arrêté du 11 juillet 2008, Journal officiel du 30 juillet 2008, p.12 228

(cliquez sur le lien)

http://www.le-rsi.fr/affiliation_et_cotisations/declaration_commune_de_revenus/pdf/2008/20080725_declaration_chiffre_affaires.pdf

Naturellement mon cabinet est à votre disposition : www.caffier.com

par Marc Olivier CAFFIER publié dans : SOCIAL
commentaires (0)    créer un trackback recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus